Le Maroc et la Russie renforcent leur coopération dans la pêche
À Rabat, le Maroc et la Russie franchissent une nouvelle étape dans leur coopération halieutique. Entre renforcement des activités de pêche, recherche scientifique et formation de cadres marocains, les deux partenaires consolident un partenariat historique tourné vers la gestion durable des ressources marines.
Le Maroc et la Russie renforcent leur coopération dans le secteur de la pêche à l’issue de la première session de la commission mixte russo-marocaine, organisée récemment à Rabat. « Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du nouvel accord intergouvernemental signé le 17 octobre 2025 et vise à consolider un partenariat historique dans l’exploitation des ressources halieutiques de l’Atlantique marocain, tout en ouvrant de nouvelles perspectives en matière de recherche scientifique et de formation des ressources humaines », affirme l’Agence fédérale russe des pêches, dans un communiqué publié le 2 mars 2026 à l’issue de cette rencontre.
Dans ce contexte, les discussions entre les deux parties ont porté sur l’évaluation des résultats de la coopération existante ainsi que sur les pistes de développement à moyen et long terme. Selon le communiqué, ce nouvel accord constitue une base juridique solide destinée à encadrer et à structurer les différents axes de coopération dans le domaine halieutique.
Les travaux de la commission ont ainsi permis d’examiner l’état actuel des activités de pêche menées par les navires russes dans les eaux atlantiques marocaines, tout en abordant les perspectives de leur poursuite dans les années à venir.
Le directeur de l’Agence fédérale russe des pêches, Ilya Shestakov, a souligné l’importance de ce partenariat dans le développement des activités de pêche russes dans la région. Il a affirmé que « la Russie augmente ses captures dans la zone de pêche atlantique du Royaume du Maroc. Nos navires poursuivront leurs activités cette année, et les pêcheurs se préparent actuellement à reprendre la pêche ».
Un nouveau cap
Le responsable russe a également précisé que les entreprises russes manifestent un intérêt particulier pour la capture d’espèces pélagiques, notamment le maquereau et le chinchard, deux ressources importantes dans les eaux atlantiques marocaines.
Par ailleurs, les deux parties ont mis l’accent sur le renforcement de la coopération scientifique et technique dans le domaine de la gestion des ressources marines. Les recherches conjointes menées dans le cadre de la Grande expédition africaine durant les années 2024 et 2025 ont permis d’obtenir des données scientifiques jugées essentielles sur l’état de l’écosystème marin du Maroc.
Selon Ilya Shestakov, ces travaux ont contribué à établir « une vision objective de l’état de l’écosystème marin du Maroc et à élaborer des recommandations scientifiques visant à optimiser les activités de pêche ».
Dans cette perspective, les deux pays ont exprimé leur volonté de poursuivre les recherches communes afin de garantir une exploitation rationnelle et durable des ressources halieutiques. Des expéditions scientifiques annuelles sont ainsi prévues afin d’évaluer le renouvellement des stocks de petits poissons pélagiques et d’assurer un suivi régulier des composantes de l’écosystème pélagique dans la zone atlantique marocaine.
La coopération entre les deux nations ne se limite toutefois pas aux activités de pêche et de recherche scientifique. Le communiqué de l’agence russe a révélé l’annonce de la Russie concernant l’octroi de 50 bourses d’études à des citoyens marocains pour l’année universitaire 2025-2026, afin de leur permettre de suivre une formation spécialisée dans des établissements russes dédiés au secteur halieutique. Un nombre équivalent de bourses sera également accordé pour l’année universitaire 2026-2027, tandis que la partie russe s’est déclarée disposée à maintenir ce même niveau de soutien pour l’année universitaire 2027-2028.
Selon l’Agence fédérale russe des pêches, les accords conclus en 2025 visent à favoriser le développement des activités de pêche tout en permettant une planification à long terme pour les opérateurs du secteur.