Le Secrétariat d'Etat chargé de la pêche maritime dresse le bilan de la campagne de pêche du poulpe
Les résultats enregistrés au cours de cette campagne font ressortir une évolution positive de l’état du stock de poulpe, témoignant des efforts déployés en matière de gestion durable de cette pêcherie essentielle et de la mise en œuvre de mesures adaptées, fondées sur les avis et les données scientifiques disponibles. À cet égard, les évaluations réalisées par l’Institut national de recherche halieutique font état d’une augmentation de 13 % de la biomasse de poulpe par rapport à 2025, et de 27 % par rapport à la moyenne des dix dernières années.
Cette évolution positive constitue un indicateur important de l’amélioration de l’état du stock. Elle traduit également l’efficacité des mesures de gestion adoptées au cours des dernières années, notamment à travers l’adaptation de l’effort de pêche, la régulation des niveaux et des périodes d’exploitation, ainsi que la protection des zones et des périodes nécessaires au renouvellement du stock. Cette amélioration de la biomasse a permis d’accompagner la campagne 2026 par une évolution maîtrisée des possibilités de pêche et d’ajuster les quotas alloués aux différentes composantes de la flotte sur la base des rapports scientifiques. Ainsi, le quota attribué à la zone sud de Boujdour a été augmenté de 21 % par rapport à la campagne estivale 2025, en cohérence avec l’évolution positive enregistrée de l’état du stock.
Les principaux indicateurs de la campagne, arrêtés au 3 septembre 2026, font apparaître une dynamique positive au niveau des différentes composantes de la pêcherie du poulpe. La pêche artisanale à Dakhla (SU2) a enregistré une hausse de 11 % de la production par rapport à 2025, avec un taux d’utilisation de 90 % du quota alloué. De son côté, la pêche artisanale à Boujdour (SU1) a connu une augmentation de 5 % de la production, avec un taux d’utilisation de 83 % du quota attribué. La pêche côtière au sud de Sidi El Ghazi a, quant à elle, enregistré une hausse de 24 % de la production, avec un taux d’utilisation de 72 % du quota alloué, tandis que le taux d’utilisation du quota attribué à la pêche hauturière s’est établi à 57 % au cours des neuf premières semaines de la campagne.
Ces résultats interviennent dans un contexte marqué par la poursuite d’une gestion prudente et responsable de la pêcherie du poulpe, fondée sur le renforcement de la biomasse et la préservation de la capacité de renouvellement du stock, tout en adaptant les mesures de gestion à l’évolution de l’état du stock et aux données scientifiques disponibles.
Dans ce cadre, plusieurs mesures complémentaires ont été prises afin de renforcer la protection du stock de poulpe et de préserver sa capacité de renouvellement. Il s’agit notamment de l’interdiction de la pêche au sud du parallèle 22°42′ Nord à compter du 19 août 2026, conformément à la décision n° PLP-08/26, ainsi que de l’interdiction de la pêche au moyen de chaluts de fond à une distance inférieure à 18 milles nautiques entre Sidi El Ghazi (26°24′ Nord) et le parallèle 22°42′ Nord, durant la période allant du 28 août au 10 septembre 2026.
Ces mesures, fondées sur les données scientifiques et régulièrement adaptées à l’évolution de l’état du stock, s’inscrivent dans le cadre de l’approche de gestion responsable et durable des pêcheries adoptée par le Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime. À cet égard, l’amélioration de la biomasse enregistrée en 2026 constitue un indicateur encourageant des résultats des efforts déployés pour préserver les ressources halieutiques, garantir leur renouvellement, ainsi que la pérennité de l’activité, des investissements et des emplois qui y sont liés.