Pêche : le Maroc désormais 15ème producteur mondial, sur fond de pression croissante sur les ressources halieutiques!

Pêche : le Maroc désormais 15ème producteur mondial, sur fond de pression croissante sur les ressources halieutiques!

Selon les données du dernier rapport de la FAO publié en 2026, le Maroc est passé de la 13ᵉ à la 15ᵉ place mondiale pour les captures d’animaux aquatiques. La production nationale s’est établie à environ 1,39 million de tonnes en 2024, contre plus de 1,54 million de tonnes en 2022, faisant passer la part du Maroc dans la production mondiale de 2% à environ 1,7%. 

Cette évolution intervient après plusieurs décennies de progression. Entre 1980 et 2022, les captures marocaines étaient passées de 463.000 tonnes à plus de 1,54 million de tonnes, avant de reculer fortement en 2023, à environ 1,38 million de tonnes. Le secteur fait aujourd’hui face à plusieurs facteurs de pression, notamment les changements climatiques, qui modifient les écosystèmes marins, ainsi que la persistance de la pêche illégale, présentée comme une menace supplémentaire pour les stocks halieutiques. 
 

Malgré ces difficultés, le Maroc conserve une place importante dans les échanges internationaux de produits de la mer. En 2024, l’Union européenne a représenté le principal marché mondial de destination des produits aquatiques, avec 63,2 milliards de dollars d’importations, dont 32 milliards provenant de pays extérieurs à l’Union. Le Maroc s’est positionné comme son troisième fournisseur, derrière la Norvège et l’Équateur, notamment grâce à ses exportations de produits à forte valeur ajoutée comme les calmars, les seiches et les poulpes. 
 

À l’échelle mondiale, les captures marines ont atteint 79,6 millions de tonnes en 2024, avec une forte concentration de la production entre quelques grands pays. La Chine demeure le premier producteur avec près de 11,8 millions de tonnes, soit 14,8% du total mondial. Cette concentration, combinée aux pressions environnementales et à l'évolution des ressources dans les eaux marocaines, souligne pour le Royaume l’enjeu de préserver ses stocks tout en maintenant la compétitivité d’une filière qui conserve un poids majeur dans son économie maritime et ses échanges avec les marchés internationaux.