Entrée en vigueur du traité sur la haute mer le 17 janvier 2026
Un traité international visant à protéger la biodiversité en haute mer est entré en vigueur le samedi 17 janvier 2026, marquant une étape historique pour la préservation des écosystèmes.
Ce traité constitue le premier cadre juridique international contraignant à traiter les menaces croissantes pesant sur les hautes mers, notamment la surpêche, la pollution marine et les conséquences du changement climatique. Il prévoit également que les grandes activités industrielles, y compris l’exploration et l’exploitation des ressources marines, fassent l’objet d’évaluations obligatoires de l’impact environnemental avant leur mise en œuvre.
L’accord vise également à établir des mécanismes de partage des bénéfices issus des ressources génétiques marines, utilisées dans des domaines tels que la biotechnologie et l’industrie pharmaceutique, tout en soutenant le transfert de technologies et le renforcement des capacités au bénéfice des pays en développement.
Le traité est entré en vigueur après avoir été ratifié par 60 pays le 19 septembre de l’année dernière, permettant son application 120 jours plus tard. Depuis, le nombre de pays parties a dépassé 80, parmi lesquels la Chine, le Brésil et le Japon. Ce traité concerne les zones marines situées au-delà des juridictions nationales, représentant environ les deux tiers des océans mondiaux.
Les objectifs du traité
L'enjeu du traité est d'atteindre les objectifs et les cibles liés aux océans du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, issu de la COP15.
Plus spécifiquement, les objectifs du traité sont :
la définition d'un cadre réglementaire ;
la reconnaissance d'un patrimoine commun de l'humanité ;
l'internationalisation des décisions sur les études d'impact environnemental ;
le partage juste et équitable des avantages découlant des ressources génétiques marines ;
la création d'aires protégées marines afin de préserver, restaurer et maintenir la biodiversité ;
la production de connaissances, d'innovations techniques et d'une compréhension scientifique.
Le traité est l'un des outils permettant d'atteindre l'objectif "30 pour 30", qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d'ici à 2030 en les plaçant dans des zones protégées.